Archive for novembre, 2012

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Prévention des maladies cardiaques : Un seul repas de malbouffe est mauvais pour les artères

Une étude menée par des chercheurs du Centre ÉPIC de l’Institut de Cardiologie de Montréal, affilié à l’Université de Montréal, démontre qu’un seul repas de malbouffe, principalement composé de gras saturés, nuit à la santé des artères, contrairement à un repas de type méditerranéen, riche en bon gras comme les acides gras mono et polyinsaturés, qui a un effet neutre voire positif sur les artères. C’est le Dr Anil Nigam, Directeur du programme de recherche clinique au Centre ÉPIC et…

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Les Français manquent cruellement de gentillesse au volant

La Journée de la gentillesse tiendra lieu le 13 novembre prochain. D’ici là, les incivilités sur la route comme les insultes, les mauvais…
Psycho & Sexo
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La consommation de soja est-elle nocive ?

D’après une étude publiée par le Lancet en 1997, le seul fait de boire 2 verres de lait de soja par jour est suffisant pour perturber le…
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Comment les Anglais choisissent-il leur médecin traitant ?

En France, pour bénéficier du taux de remboursement optimal, il n’existe aucune contrainte quant au choix de son médecin traitant. Tout…
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Biblio : renouer le dialogue avec la nature, affronter le stress et se refaire une beauté

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L’alimentation peut-elle influencer le comportement des jeunes ?

On se plaint de plus en plus du comportement des jeunes, de l’hyperactivité de certains d’entre eux, de leur manque de concentration en…
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A Strasbourg, le sport sur ordonnance est une réalité

L’Académie de médecine propose une pratique du sport prescrite et prise en charge par la Sécurité sociale au même titre qu’un médicament……
Médicaments & Soins
par Henri de Miebenthal

Les préliminaires sexuels, importants ?

Pourquoi les préliminaires sont-ils importants dans la sexualité d’un couple ?
Psycho & Sexo
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Miss France au Kenya : des menaces qui pèsent sur les éléphants d’Amboseli

Par Delphine Wespiser, Miss France. Nous sommes arrivés à Nairobi le 31 octobre. Le lendemain même nous sommes sur le pied de guerre pour…
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En lisant cette lettre plusieurs fois par semaine, vous apprendrez très vite comment gagner des années de longévité en bonne santé, et à vous protéger de nombreuses idées fausses qui courent sur la médecine.

Maladies cardiovasculaires, diabète, arthrose, ostéoporose, problèmes de prostate ou de dépression, insomnie, acouphènes et même cancer, nous abordons absolument tous les sujets les plus importants de la médecine. A chaque fois, nous nous efforçons de vous donner des informations uniques, à la pointe de la recherche, que vous ne trouverez nulle part ailleurs, que ce soit dans les livres ou sur Internet.

Les sources scientifiques vous sont toujours indiquées en fin de message, afin que vous puissiez faire vos propres vérifications si vous le souhaitez, et en parler avec votre médecin.

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Je vous souhaite une bonne lecture, et n’hésitez pas à m’envoyer tout commentaire ou information utile en écrivant à contact@santenatureinnovation.fr.

Je m’efforcerai de vous répondre dans les plus brefs délais.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis
Rédacteur en chef

 

 

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UNE HISTOIRE SANS PAROLE


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A bientôt… Sans rancune !!!!!!  @+
Pour aider l’économie, le gouvernement annoncera le mois prochain que le bureau de l’Immigration va commencer à déporter les seniors (au lieu des illégaux et des sans papiers) de façon à diminuer les coûts de la Sécurité Sociale.
> > > Les personnes âgées sont beaucoup plus faciles à attraper et ne se rappelleront pas comment revenir à la maison.
> > > J’ai commencé à pleurer en pensant à toi !!
> > > Puis j’ai réalisé… que l’on se verra dans le bus !
> > >
> > > A plus ! !
Faire suivre aux retraités… Et aux autres, pour rire un peu !!
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CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ ARTHROSE ?

  • Détails importants que vous devez savoir sur l’arthrose‏

Sante et Nutrition (santenutrition@sante-nature-innovation.fr)
07:34
À : WILLIAMELBEZ@hotmail.fr
Image de Sante et Nutrition

Détails importants que vous devez savoir sur l’arthrose

Cher lecteur,

L’arthrose est une maladie très répandue qui envoie chaque année 4 millions de patients chez leur médecin en France.

Pour l’industrie pharmaceutique, c’est une vache à lait qui a été exploitée, et même surexploitée jusqu’à ce qu’éclate le scandale du Vioxx, un médicament anti-inflammatoire utilisé contre les douleurs de l’arthrose, et retiré du marché en 2004 à cause de son danger pour le cœur.

Lorsque vous souffrez d’arthrose, une ou plusieurs des articulations de votre corps sont douloureuses, gonflées, enflammées. Chaque geste vous fait souffrir, et adieu les jeux de ballon, la danse, le ski, le tennis. Quant à l’athlétisme, le judo et le karaté, ou encore l’haltérophilie, ce n’est bien sûr même pas la peine d’y penser !

Certains patients ne peuvent plus monter ni descendre un escalier. D’autres sont totalement immobilisés. Bref, il y a urgence, et c’est pourquoi les patients se sont longtemps tournés massivement vers les médicaments anti-inflammatoires, la cortisone et les analgésiques chimiques (anti-douleurs).

Ces médicaments fonctionnent, dans un premier temps. Miracle, vous pouvez à nouveau ouvrir un pot de confiture, casser des noix, jardiner ! Vous redécouvrez les petits plaisirs de la vie pendant plusieurs mois, peut-être même quelques années.

Des effets secondaires inquiétants

Mais c’est alors que survient une crise d’arthrose plus violente et durable qu’à l’ordinaire. Confiant, vous avalez pilule sur pilule, pendant une semaine, dix jours, quinze jours… et vous vous apercevez que, non seulement l’effet n’est plus si efficace, mais que votre digestion se dérègle. Diarrhées, constipations, douleurs à l’estomac, puis saignements, vous vous inquiétez. Vous commencez à vous demander s’il faut continuer les médicaments ou si vous ne préfériez pas, après tout, vos douleurs d’arthrose.

Malheureusement, vous avez raison de vous poser la question. L’arthrose est causée par une inflammation du cartilage, ces coussins qui protègent le bout de vos os, et qui leur permettent de se frotter l’un contre l’autre en souplesse. En cas d’arthrose, des agents inflammatoires dans vos articulations détruisent le cartilage, qui se fissure, se craquèle, et peut disparaître complètement, laissant vos os à nus. Lorsque vous bougez, les bouts de vos os frottent directement l’un contre l’autre, ce qui fait mal et aggrave encore l’inflammation, et donc le gonflement de vos articulations.

Les médicaments bloquent la douleur, c’est tout

Les médicaments actuels, y compris les plus récents ne font que bloquer la douleur. Ils n’ont aucun effet sur le cartilage, qui continue à se dégrader.

C’est pourquoi ils sont efficaces à court terme. A long terme, leur efficacité baisse, jusqu’à devenir inexistante lorsque tout votre cartilage a disparu. Et il ne vous reste plus que les effets secondaires, qui peuvent être graves.

Mais la bonne nouvelle et que les recherches scientifiques récentes montrent que la médecine naturelle a des solutions très intéressantes à vous proposer contre l’arthrose.

En fait, l’arthrose fait peut-être même partie des maladies conte lesquelles il existe le plus d’espoir. De nombreux patients sont parvenus à se débarrasser totalement de leurs douleurs, grâce à des solutions naturelles.

Aujourd’hui, nous allons explorer plusieurs traitements possibles, qui soulageront la plupart des patients. Si aucune ne marche pour vous, pas d’angoisse. Nous reviendrons très régulièrement dans Santé et Nutrition sur le sujet de l’arthrose pour présenter tous les aspects de cette maladie, ce qui sera l’occasion de proposer de nombreuses autres approches thérapeutiques efficaces.

Contre la douleur : l’harpagophytum

Les adeptes de la médecine naturelle voudront bien m’excuser de commencer par cette « tarte à la crème ». L’harpagophytum se vend aujourd’hui à tous les coins de rue. Les seuls points de vente qui n’en proposent pas encore sont les distibuteurs automatiques de snacks dans les gares (mais pour combien de temps ?). En fait le succès est tel que la culture d’harapagophytum serait en train de provoquer un désastre écologique (de plus) en Afrique.

Cette plante est en effet récoltée dans les déserts sableux d’Afrique du Sud et de Namibie. Les racines sont utilisées pour fabriquer des gélules qui renferment les principaux principes actifs : harpagoside, harpagide, procumboside, procumbide, des substances anti-inflammatoires et analgésiques.

Pour les personnes souffrant de rhumatismes, des cures de cette plante apportent en général un soulagement rapide et spectaculaire qui peut aider à réduire les doses des médicaments. Beaucoup disent ne plus pouvoir s’en passer.

Une étude publiée en 2003 montre une forte réduction de la douleur et des symptômes de l’arthrose chez 75 patients traités avec de l’harpagophytum. La douleur régresse de 25 à 45 % alors que la mobilité augmente d’autant.(1)
L’harpagophytum serait aussi efficace que des médicaments pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose si l’on en croit l’ensemble des études conduites sur le sujet.

Une étude française très récente a été conduite sur 122 personnes souffrant d’arthrose de la hanche et du genou. Pendant 4 mois, une partie des volontaires a pris 435 mg d’harpagophytum par jour pendant que l’autre prenait un médicament anti-inflammatoire appelé diacerhéine. Les douleurs ont diminué de la même manière dans les deux groupes. Les patients du groupe harpagophytum utilisaient moins de médicaments anti-douleur à la fin de l’étude. Ils souffraient également moins de diarrhées que ceux qui suivaient le traitement anti-inflammatoire chimique (26 %). (2)

Une autre étude de 2003 a comparé chez 44 personnes l’efficacité de l’harpagophytum à celle d’un anti-inflammatoire de dernière génération, le rofecoxib. Les patients pouvaient continuer à suivre en parallèle leur traitement habituel ou l’interrompre s’ils allaient mieux. Six semaines après le début de l’étude, 10 patients avaient pu, grâce à l’harpagophytum, suspendre pendant plus de 5 jours leur traitement habituel. Ils n’étaient que 5 parmi ceux soignés avec le rofecoxib. Pour les autres, la réduction de la douleur était similaire dans les deux groupes, mais le nombre d’effets indésirables deux fois plus élevé chez les personnes qui prenaient le rofecoxib.(3)

Voilà pour la douleur…

Le gingembre, un anti-inflammatoire méconnu

Mais supprimer la douleur ne suffit pas, comme nous l’avons vu. Encore faut-il réduire aussi l’inflammation, car l’inflammation est produite par des agents, les interleukines, qui détruisent votre cartilage.

La médecine ayurvédique décrit le gingembre (Zingiber officinale) comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches très récentes ont confirmé le caractère anti-inflammatoire des composés du gingembre. En fait, certains chercheurs estiment que le gingembre pourrait faire jeu égal avec des médicaments de dernière génération.(4)

C’est en s’appuyant sur son usage ancestral que des chercheurs ont eu l’idée en 1992 de tester de la poudre de gingembre dans l’arthrose. Après 3 mois d’utilisation, les trois-quarts des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont poursuivi le traitement à base de gingembre pendant plus de deux ans et demi sans aucun effet indésirable notable.(5)

Une étude clinique intéressante a été récemment publiée dans le journal médical de référence Arthritis and Rheumatism. Les scientifiques ont donné pendant 6 semaines à des personnes souffrant d’arthrose du genou, soit du gingembre soit un placebo. Les participants pouvaient prendre un médicament chimique si les douleurs étaient trop fortes. L’étude a été conduite sans que ni les médecins qui dirigeant l’étude, ni les patients, ne sachent qui prenait le gingembre et qui prenait la pilule dénuée d’effet (placebo). En science, ces études sont dites « contrôlées, en double aveugle » et ce sont celles dont les résultats sont les plus fiables.

Les chercheurs ont constaté à l’issue de l’étude que les personnes ayant pris le gingembre, mais pas celles qui avaient pris le placebo, se déplaçaient avec plus de facilité, que leur douleur était moins forte et leur articulation moins raide, signe que leur arthrose était grandement améliorée par le gingembre.(6)

Toutefois, nous n’en sommes qu’au début des études sur le gingembre dans l’arthrose, et il faut attendre la confirmation de ces résultats avant d’être certain de son efficacité.

Ralentir la maladie avec les acides gras oméga-3

La troisième arme stratégique dans votre combat contre l’arthrose est une substance qui permet de ralentir la maladie, et il s’agit des oméga-3.

Les oméga-3, autre « tarte à la crème » de la médecine naturelle, tant leur efficacité est désormais incontestable et reconnue même par la médecine conventionnelle, sont une famille d’acides gras (constituants des graisses) que l’on trouve dans les légumes à feuilles vertes, les noix, les poissons gras (anchois, hareng, maquereau, sardine, saumon), les graines de lin, les huiles de colza, de noix et de lin.

Une fois absorbés, ces acides gras donnent naissance à des substances qui ont des propriétés anti-inflammatoires puissantes.

Depuis 1998, le Dr Bruce Caterson de l’université de Cardiff (Pays de Galles) et son équipe se passionnent pour les bénéfices potentiels des suppléments d’oméga-3 sur l’arthrose. Après plusieurs expériences menées en laboratoire sur des tissus de cartilage arthrosique qui se sont avérées prometteuses, ces chercheurs viennent de publier les résultats de leur première étude chez l’homme.

Et ils sont extrêmement prometteurs. 31 personnes souffrant d’arthrose et en attente d’une opération chirurgicale pour la pose d’une prothèse totale du genou ont participé à cette étude. La moitié des participants a pris 2 fois par jour pendant 10 à 12 semaines avant l’opération, 2 capsules contenant 1 g d’huile de foie de morue enrichie en acides gras oméga-3. L’autre moitié a pris un placebo. Après l’opération, les cartilages récupérés ont été analysés.

Résultat : dans 86 % des cas du groupe oméga-3, plus aucune trace (ou très peu) des enzymes qui détruisent le cartilage contre 26 % dans le groupe placebo. D’après le professeur Bruce Caterson qui a mené l’étude, « concrètement cela signifie qu’une suppl&eacu te;mentation en acides gras oméga-3 peut ralentir voire stopper l’usure du cartilage et réduire l’inflammation ainsi que la douleur qui accompagne l’arthrose. »

Là encore, on ne dispose encore que d’un petit nombre de travaux, mais ils sont prometteurs.

Pour réparer le cartilage : glucosamine et chondroïtine

  • Détails importants que vous devez savoir sur l’arthrose‏

Sante et Nutrition (santenutrition@sante-nature-innovation.fr)
07:34
À : WILLIAMELBEZ@hotmail.fr
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Détails importants que vous devez savoir sur l’arthrose

Cher lecteur,

L’arthrose est une maladie très répandue qui envoie chaque année 4 millions de patients chez leur médecin en France.

Pour l’industrie pharmaceutique, c’est une vache à lait qui a été exploitée, et même surexploitée jusqu’à ce qu’éclate le scandale du Vioxx, un médicament anti-inflammatoire utilisé contre les douleurs de l’arthrose, et retiré du marché en 2004 à cause de son danger pour le cœur.

Lorsque vous souffrez d’arthrose, une ou plusieurs des articulations de votre corps sont douloureuses, gonflées, enflammées. Chaque geste vous fait souffrir, et adieu les jeux de ballon, la danse, le ski, le tennis. Quant à l’athlétisme, le judo et le karaté, ou encore l’haltérophilie, ce n’est bien sûr même pas la peine d’y penser !

Certains patients ne peuvent plus monter ni descendre un escalier. D’autres sont totalement immobilisés. Bref, il y a urgence, et c’est pourquoi les patients se sont longtemps tournés massivement vers les médicaments anti-inflammatoires, la cortisone et les analgésiques chimiques (anti-douleurs).

Ces médicaments fonctionnent, dans un premier temps. Miracle, vous pouvez à nouveau ouvrir un pot de confiture, casser des noix, jardiner ! Vous redécouvrez les petits plaisirs de la vie pendant plusieurs mois, peut-être même quelques années.

Des effets secondaires inquiétants

Mais c’est alors que survient une crise d’arthrose plus violente et durable qu’à l’ordinaire. Confiant, vous avalez pilule sur pilule, pendant une semaine, dix jours, quinze jours… et vous vous apercevez que, non seulement l’effet n’est plus si efficace, mais que votre digestion se dérègle. Diarrhées, constipations, douleurs à l’estomac, puis saignements, vous vous inquiétez. Vous commencez à vous demander s’il faut continuer les médicaments ou si vous ne préfériez pas, après tout, vos douleurs d’arthrose.

Malheureusement, vous avez raison de vous poser la question. L’arthrose est causée par une inflammation du cartilage, ces coussins qui protègent le bout de vos os, et qui leur permettent de se frotter l’un contre l’autre en souplesse. En cas d’arthrose, des agents inflammatoires dans vos articulations détruisent le cartilage, qui se fissure, se craquèle, et peut disparaître complètement, laissant vos os à nus. Lorsque vous bougez, les bouts de vos os frottent directement l’un contre l’autre, ce qui fait mal et aggrave encore l’inflammation, et donc le gonflement de vos articulations.

Les médicaments bloquent la douleur, c’est tout

Les médicaments actuels, y compris les plus récents ne font que bloquer la douleur. Ils n’ont aucun effet sur le cartilage, qui continue à se dégrader.

C’est pourquoi ils sont efficaces à court terme. A long terme, leur efficacité baisse, jusqu’à devenir inexistante lorsque tout votre cartilage a disparu. Et il ne vous reste plus que les effets secondaires, qui peuvent être graves.

Mais la bonne nouvelle et que les recherches scientifiques récentes montrent que la médecine naturelle a des solutions très intéressantes à vous proposer contre l’arthrose.

En fait, l’arthrose fait peut-être même partie des maladies conte lesquelles il existe le plus d’espoir. De nombreux patients sont parvenus à se débarrasser totalement de leurs douleurs, grâce à des solutions naturelles.

Aujourd’hui, nous allons explorer plusieurs traitements possibles, qui soulageront la plupart des patients. Si aucune ne marche pour vous, pas d’angoisse. Nous reviendrons très régulièrement dans Santé et Nutrition sur le sujet de l’arthrose pour présenter tous les aspects de cette maladie, ce qui sera l’occasion de proposer de nombreuses autres approches thérapeutiques efficaces.

Contre la douleur : l’harpagophytum

Les adeptes de la médecine naturelle voudront bien m’excuser de commencer par cette « tarte à la crème ». L’harpagophytum se vend aujourd’hui à tous les coins de rue. Les seuls points de vente qui n’en proposent pas encore sont les distibuteurs automatiques de snacks dans les gares (mais pour combien de temps ?). En fait le succès est tel que la culture d’harapagophytum serait en train de provoquer un désastre écologique (de plus) en Afrique.

Cette plante est en effet récoltée dans les déserts sableux d’Afrique du Sud et de Namibie. Les racines sont utilisées pour fabriquer des gélules qui renferment les principaux principes actifs : harpagoside, harpagide, procumboside, procumbide, des substances anti-inflammatoires et analgésiques.

Pour les personnes souffrant de rhumatismes, des cures de cette plante apportent en général un soulagement rapide et spectaculaire qui peut aider à réduire les doses des médicaments. Beaucoup disent ne plus pouvoir s’en passer.

Une étude publiée en 2003 montre une forte réduction de la douleur et des symptômes de l’arthrose chez 75 patients traités avec de l’harpagophytum. La douleur régresse de 25 à 45 % alors que la mobilité augmente d’autant.(1)
L’harpagophytum serait aussi efficace que des médicaments pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose si l’on en croit l’ensemble des études conduites sur le sujet.

Une étude française très récente a été conduite sur 122 personnes souffrant d’arthrose de la hanche et du genou. Pendant 4 mois, une partie des volontaires a pris 435 mg d’harpagophytum par jour pendant que l’autre prenait un médicament anti-inflammatoire appelé diacerhéine. Les douleurs ont diminué de la même manière dans les deux groupes. Les patients du groupe harpagophytum utilisaient moins de médicaments anti-douleur à la fin de l’étude. Ils souffraient également moins de diarrhées que ceux qui suivaient le traitement anti-inflammatoire chimique (26 %). (2)

Une autre étude de 2003 a comparé chez 44 personnes l’efficacité de l’harpagophytum à celle d’un anti-inflammatoire de dernière génération, le rofecoxib. Les patients pouvaient continuer à suivre en parallèle leur traitement habituel ou l’interrompre s’ils allaient mieux. Six semaines après le début de l’étude, 10 patients avaient pu, grâce à l’harpagophytum, suspendre pendant plus de 5 jours leur traitement habituel. Ils n’étaient que 5 parmi ceux soignés avec le rofecoxib. Pour les autres, la réduction de la douleur était similaire dans les deux groupes, mais le nombre d’effets indésirables deux fois plus élevé chez les personnes qui prenaient le rofecoxib.(3)

Voilà pour la douleur…

Le gingembre, un anti-inflammatoire méconnu

Mais supprimer la douleur ne suffit pas, comme nous l’avons vu. Encore faut-il réduire aussi l’inflammation, car l’inflammation est produite par des agents, les interleukines, qui détruisent votre cartilage.

La médecine ayurvédique décrit le gingembre (Zingiber officinale) comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches très récentes ont confirmé le caractère anti-inflammatoire des composés du gingembre. En fait, certains chercheurs estiment que le gingembre pourrait faire jeu égal avec des médicaments de dernière génération.(4)

C’est en s’appuyant sur son usage ancestral que des chercheurs ont eu l’idée en 1992 de tester de la poudre de gingembre dans l’arthrose. Après 3 mois d’utilisation, les trois-quarts des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont poursuivi le traitement à base de gingembre pendant plus de deux ans et demi sans aucun effet indésirable notable.(5)

Une étude clinique intéressante a été récemment publiée dans le journal médical de référence Arthritis and Rheumatism. Les scientifiques ont donné pendant 6 semaines à des personnes souffrant d’arthrose du genou, soit du gingembre soit un placebo. Les participants pouvaient prendre un médicament chimique si les douleurs étaient trop fortes. L’étude a été conduite sans que ni les médecins qui dirigeant l’étude, ni les patients, ne sachent qui prenait le gingembre et qui prenait la pilule dénuée d’effet (placebo). En science, ces études sont dites « contrôlées, en double aveugle » et ce sont celles dont les résultats sont les plus fiables.

Les chercheurs ont constaté à l’issue de l’étude que les personnes ayant pris le gingembre, mais pas celles qui avaient pris le placebo, se déplaçaient avec plus de facilité, que leur douleur était moins forte et leur articulation moins raide, signe que leur arthrose était grandement améliorée par le gingembre.(6)

Toutefois, nous n’en sommes qu’au début des études sur le gingembre dans l’arthrose, et il faut attendre la confirmation de ces résultats avant d’être certain de son efficacité.

Ralentir la maladie avec les acides gras oméga-3

La troisième arme stratégique dans votre combat contre l’arthrose est une substance qui permet de ralentir la maladie, et il s’agit des oméga-3.

Les oméga-3, autre « tarte à la crème » de la médecine naturelle, tant leur efficacité est désormais incontestable et reconnue même par la médecine conventionnelle, sont une famille d’acides gras (constituants des graisses) que l’on trouve dans les légumes à feuilles vertes, les noix, les poissons gras (anchois, hareng, maquereau, sardine, saumon), les graines de lin, les huiles de colza, de noix et de lin.

Une fois absorbés, ces acides gras donnent naissance à des substances qui ont des propriétés anti-inflammatoires puissantes.

Depuis 1998, le Dr Bruce Caterson de l’université de Cardiff (Pays de Galles) et son équipe se passionnent pour les bénéfices potentiels des suppléments d’oméga-3 sur l’arthrose. Après plusieurs expériences menées en laboratoire sur des tissus de cartilage arthrosique qui se sont avérées prometteuses, ces chercheurs viennent de publier les résultats de leur première étude chez l’homme.

Et ils sont extrêmement prometteurs. 31 personnes souffrant d’arthrose et en attente d’une opération chirurgicale pour la pose d’une prothèse totale du genou ont participé à cette étude. La moitié des participants a pris 2 fois par jour pendant 10 à 12 semaines avant l’opération, 2 capsules contenant 1 g d’huile de foie de morue enrichie en acides gras oméga-3. L’autre moitié a pris un placebo. Après l’opération, les cartilages récupérés ont été analysés.

Résultat : dans 86 % des cas du groupe oméga-3, plus aucune trace (ou très peu) des enzymes qui détruisent le cartilage contre 26 % dans le groupe placebo. D’après le professeur Bruce Caterson qui a mené l’étude, « concrètement cela signifie qu’une suppl&eacu te;mentation en acides gras oméga-3 peut ralentir voire stopper l’usure du cartilage et réduire l’inflammation ainsi que la douleur qui accompagne l’arthrose. »

Là encore, on ne dispose encore que d’un petit nombre de travaux, mais ils sont prometteurs.

Pour réparer le cartilage : glucosamine et chondroïtine

Enfin, nous avons gardé le plus beau pour la fin, deux substances naturelles pourraient même contribuer à inverser le processus d’arthrose, autrement dit réparer votre cartilage et faire rajeunir vos articulations de plusieurs années.

Dans votre cartilage, vous avez des « molécules-éponge », qui attirent et conservent l’eau, et assurent ainsi la souplesse et l’élasticité de vos tissus articulaires. Ces molécules s’appellent les protéoglycanes (inutile de retenir le nom). Sans elles, le cartilage est incapable d’absorber les chocs, il craque, se fissure et peut s’user complètement.

Pour que les cellules de nos articulations puissent fabriquer des protéoglycanes, elles ont besoin de deux substances : la glucosamine et la chondroïtine. Normalement, les chondrocytes les synthétisent à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. Mais dans l’arthrose, les chondrocytes, même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche.

Les chercheurs ont découvert qu’on obtenait de bien meilleurs résultats en apportant directement aux chondrocytes la glucosamine et la chondroïtine préformées, sous la forme de suppléments par voie orale. Ces substances peuvent dans certains cas stimuler la production de protéoglycanes et à normaliser le métabolisme du cartilage. Non seulement ce dernier ne dégénère plus, mais du cartilage neuf peut alors être reconstruit.

Depuis plus de 20 ans, la majorité des études a conclu à l’efficacité des suppléments de glucosamine pour soulager les douleurs en cas d’arthrose mineure ou modérée. Cette amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines et persiste plusieurs semaines après l’arrêt de traitement. Ceci est dû aux effets anti-inflammatoires de la glucosamine. (7)

Par ailleurs, et c’est là tout son intérêt par rapport aux traitements anti-inflammatoires, la glucosamine pourrait dans certains cas stabiliser le processus de destruction du cartilage. Deux études cliniques menées sur des personnes souffrant d’arthrose du genou ont montré que la prise quotidienne de 1 500 mg de sulfate de glucosamine pendant 3 ans permet de bloquer la progression de la maladie. (8) (9)

Aucun effet secondaire significatif n’a été rapporté. Il faut pour cela qu’il reste dans l’articulation des cellules qui fabriquent le cartilage, c’est-à-dire que celui-ci n’ait pas été totalement détruit. D’où l’importance de se préoccuper de prévention très tôt, par exemple après un traumatisme du genou (accident de ski…) parce que ce type de traumatisme entraîne immédiatement un processus inflammatoire qui à terme détruit le cartilage.

Et la chondroïtine ? Même si le dossier scientifique de la chondroïtine n’est pas aussi étoffé que celui de la glucosamine, les études cliniques dont on dispose laissent penser qu’elle peut soulager la douleur. Elle peut aussi contribuer à stopper ou ralentir la progression de la maladie.

Dans une étude contrôlée en double aveugle, les chercheurs ont suivi 120 personnes souffrant d’arthrose du genou. Le traitement étudié par comparaison à un placebo consistait à prendre 800 mg de sulfate de chondroïtine par jour pendant 3 mois, traitement qui a été renouvelé une fois dans l’année. Au bout d’un an, les personnes effectivement souffraient moins et les radiographies montraient que les lésions du cartilage avaient peu évolué. Comme dans le cas de la glucosamine, l’effet positif de la chondroïtine se prolonge après l’arrêt du traitement. (10)

Des scientifiques ont montré que glucosamine et chondroïtine pourraient agir en synergie pour une plus grande efficacité.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

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Sources de cet article :

(1) Wegener T : Treatment of patients with arthrosis of hip or knee with an aqueous extract of Devil’s Claw (Harpagophytum procumbens DC.). Phytother Res 2003, 17(10):1165-1172.
(2) Leblan D : Harpagophytum procumbens in the treatment of knee and hip osteoarthritis. Four-month results of a prospective, multicenter, double-blind trial versus diacerhein. Joint Bone Spine. 2000, 67(5):462-427.
(3) Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
(4) Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull 1992, 40(2):387-391.
(5) Srivastava KC : Ginger (Zingiber officinale) in rheumatism and musculoskeletal disorders. Med Hypotheses. 1992, 39(4):342-348.
(6) Altman RD : Effects of a ginger extract on knee pain in patients with osteoarthritis. Arthritis Rheum 2001, 44(11):2531-2538.
(7) Vangsness CT Jr, Spiker W, Erickson J. A review of evidence-based medicine for glucosamine and chondroitin sulfate use in knee osteoarthritis. Arthroscopy. 2009 Jan ; 25(1):86-94. Epub 2008 Sep 30. Review. PubMed PMID: 19111223.
(8) Reginster JY, Deroisy R, Rovati LC, Lee RL, Lejeune E, Bruyere O, Giacovelli G, Henrotin Y, Dacre JE, Gossett C. Long-term effects of glucosamine sulphate on osteoarthritis progression: a randomised, placebo-controlled clinical trial.Lancet 2001 Jan 27;357(9252):251-6.
(9) Pavelka K, Gatterova J, Olejarova M, Machacek S, Giacovelli G, Rovati LC. Glucosamine sulfate use and delay of progression of knee osteoarthritis: a 3-year, randomized, placebo-controlled, double-blind study.Arch Intern Med 2002 Oct 14;162(18):2113-23.
(10) Uebelhart D : Intermittent treatment of knee osteoarthritis with oral chondroitin sulfate : a one-year, randomized, double-blind, multicenter study versus placebo. Osteoarthritis Cartilage. 2004 Apr;12(4):269-76.

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment accrédités auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lect eur s. Santé et Nutrition n’est pas responsable de l’exactitude, de la fiabilité, de l’efficacité, ni de l’utilisation correcte des informations que vous recevez par le biais de nos produits, ou pour des problèmes de santé qui peuvent résulter de programmes de formation, de produits ou événements dont vous pouvez avoir connaissance à travers ce site. L’éditeur n’est pas responsable des erreurs ou omissions. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

Santé et Nutrition est un service d’information gratuit des Nouvelles Publications de la Santé Naturelle, SARL au capital de 2000 euros, 6 rue Watteau, 92400 Courbevoie. Pour toute question, merci d’adresser un message à contact@santenatureinnovation.fr

Enfin, nous avons gardé le plus beau pour la fin, deux substances naturelles pourraient même contribuer à inverser le processus d’arthrose, autrement dit réparer votre cartilage et faire rajeunir vos articulations de plusieurs années.

Dans votre cartilage, vous avez des « molécules-éponge », qui attirent et conservent l’eau, et assurent ainsi la souplesse et l’élasticité de vos tissus articulaires. Ces molécules s’appellent les protéoglycanes (inutile de retenir le nom). Sans elles, le cartilage est incapable d’absorber les chocs, il craque, se fissure et peut s’user complètement.

Pour que les cellules de nos articulations puissent fabriquer des protéoglycanes, elles ont besoin de deux substances : la glucosamine et la chondroïtine. Normalement, les chondrocytes les synthétisent à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. Mais dans l’arthrose, les chondrocytes, même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche.

Les chercheurs ont découvert qu’on obtenait de bien meilleurs résultats en apportant directement aux chondrocytes la glucosamine et la chondroïtine préformées, sous la forme de suppléments par voie orale. Ces substances peuvent dans certains cas stimuler la production de protéoglycanes et à normaliser le métabolisme du cartilage. Non seulement ce dernier ne dégénère plus, mais du cartilage neuf peut alors être reconstruit.

Depuis plus de 20 ans, la majorité des études a conclu à l’efficacité des suppléments de glucosamine pour soulager les douleurs en cas d’arthrose mineure ou modérée. Cette amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines et persiste plusieurs semaines après l’arrêt de traitement. Ceci est dû aux effets anti-inflammatoires de la glucosamine. (7)

Par ailleurs, et c’est là tout son intérêt par rapport aux traitements anti-inflammatoires, la glucosamine pourrait dans certains cas stabiliser le processus de destruction du cartilage. Deux études cliniques menées sur des personnes souffrant d’arthrose du genou ont montré que la prise quotidienne de 1 500 mg de sulfate de glucosamine pendant 3 ans permet de bloquer la progression de la maladie. (8) (9)

Aucun effet secondaire significatif n’a été rapporté. Il faut pour cela qu’il reste dans l’articulation des cellules qui fabriquent le cartilage, c’est-à-dire que celui-ci n’ait pas été totalement détruit. D’où l’importance de se préoccuper de prévention très tôt, par exemple après un traumatisme du genou (accident de ski…) parce que ce type de traumatisme entraîne immédiatement un processus inflammatoire qui à terme détruit le cartilage.

Et la chondroïtine ? Même si le dossier scientifique de la chondroïtine n’est pas aussi étoffé que celui de la glucosamine, les études cliniques dont on dispose laissent penser qu’elle peut soulager la douleur. Elle peut aussi contribuer à stopper ou ralentir la progression de la maladie.

Dans une étude contrôlée en double aveugle, les chercheurs ont suivi 120 personnes souffrant d’arthrose du genou. Le traitement étudié par comparaison à un placebo consistait à prendre 800 mg de sulfate de chondroïtine par jour pendant 3 mois, traitement qui a été renouvelé une fois dans l’année. Au bout d’un an, les personnes effectivement souffraient moins et les radiographies montraient que les lésions du cartilage avaient peu évolué. Comme dans le cas de la glucosamine, l’effet positif de la chondroïtine se prolonge après l’arrêt du traitement. (10)

Des scientifiques ont montré que glucosamine et chondroïtine pourraient agir en synergie pour une plus grande efficacité.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

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Sources de cet article :

(1) Wegener T : Treatment of patients with arthrosis of hip or knee with an aqueous extract of Devil’s Claw (Harpagophytum procumbens DC.). Phytother Res 2003, 17(10):1165-1172.
(2) Leblan D : Harpagophytum procumbens in the treatment of knee and hip osteoarthritis. Four-month results of a prospective, multicenter, double-blind trial versus diacerhein. Joint Bone Spine. 2000, 67(5):462-427.
(3) Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
(4) Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull 1992, 40(2):387-391.
(5) Srivastava KC : Ginger (Zingiber officinale) in rheumatism and musculoskeletal disorders. Med Hypotheses. 1992, 39(4):342-348.
(6) Altman RD : Effects of a ginger extract on knee pain in patients with osteoarthritis. Arthritis Rheum 2001, 44(11):2531-2538.
(7) Vangsness CT Jr, Spiker W, Erickson J. A review of evidence-based medicine for glucosamine and chondroitin sulfate use in knee osteoarthritis. Arthroscopy. 2009 Jan ; 25(1):86-94. Epub 2008 Sep 30. Review. PubMed PMID: 19111223.
(8) Reginster JY, Deroisy R, Rovati LC, Lee RL, Lejeune E, Bruyere O, Giacovelli G, Henrotin Y, Dacre JE, Gossett C. Long-term effects of glucosamine sulphate on osteoarthritis progression: a randomised, placebo-controlled clinical trial.Lancet 2001 Jan 27;357(9252):251-6.
(9) Pavelka K, Gatterova J, Olejarova M, Machacek S, Giacovelli G, Rovati LC. Glucosamine sulfate use and delay of progression of knee osteoarthritis: a 3-year, randomized, placebo-controlled, double-blind study.Arch Intern Med 2002 Oct 14;162(18):2113-23.
(10) Uebelhart D : Intermittent treatment of knee osteoarthritis with oral chondroitin sulfate : a one-year, randomized, double-blind, multicenter study versus placebo. Osteoarthritis Cartilage. 2004 Apr;12(4):269-76.

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SANTE ET NUTRITION –

La lettre Santé & Nutrition

Madame, Monsieur,

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Avec 230 000 abonnés, nous travaillons à faire de Santé & Nutrition la lettre francophone de référence en termes de rigueur et d’information sur la prévention et les traitements naturels.

Si malgré tout, vous n’appréciez pas nos informations, il vous suffira de cliquer sur « désinscription », un lien que vous trouverez en bas de chacun de nos courriels.
Nous vous garantissons que, à partir de ce moment-là, vous ne recevrez plus jamais de message de notre part.

Mais le moment est venu de laisser la parole à Jean-Marc Dupuis, le rédacteur qui vous a préparé la lettre de ce jour ci-dessous.

Bonne lecture !

L’équipe de Santé & Nutrition

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L’huile essentielle de menthe poivrée est un des joyaux de l’aromathérapie

Je vous en parle avec d’autant plus d’assurance que la menthe poivrée est utilisée depuis des millénaires en médecine, ce qui en fait une des plantes dont les effets sont les mieux connus. Elle a fait l’objet de nombreuses études cliniques et scientifiques (1) (2) pour ses propriétés incroyables.

Vous la trouverez principalement dans le commerce sous son nom latin, mentha piperita, bien utile pour être sûr que nous parlons bien de la même espèce de menthe poivrée.

Et vous allez voir qu’en posséder un flacon dans l’étagère de votre salle-de-bain se justifie d’autant plus que son action ne se limite pas aux maux de tête.

Découvrez le monde merveilleux de l’aromathérapie

L’aromathérapie est l’utilisation médicale des extraits aromatiques de plantes (essences et huiles essentielles). C’est donc une branche de la médecine par les plantes, que les spécialistes appellent la phytothérapie.

Cette discipline est, évidemment, vieille comme le monde, les plantes et leurs arômes ayant été de tous temps indispensables à la santé de l’homme. Mais d’immenses progrès ont été faits au 20e siècle.

En effet, ce n’est que depuis une centaine d »années que des scientifiques ont commencé à concentrer leurs recherches sur les arômes exclusivement. Le mouvement aurait commencé, comme beaucoup de grandes découvertes, par un accident : en 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé, qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d’une explosion de laboratoire.

Sa blessure s’infecta et il fut rapidement atteint de gangrène gazeuse, un mal qui, à cette époque, ne pardonnait pas.

Dans un geste désespéré, René-Maurice retira ses bandages et appliqua sur ses plaies de l’huile essentielle de lavande, dont il se servait pour ses parfums et qu’il soupçonnait être puissamment antiseptique et cicatrisante. On raconte que les résultats furent stupéfiants. René-Maurice Gattefossé, en tout cas, en réchappa. Dès lors, il orienta ses recherches sur les propriétés des huiles essentielles.

C’est lui qui, en 1935, inventa le terme d’aromathérapie. A noter que la France fut le berceau de l’autre grand maître de l’aromathérapie, Jean Valnet.

Grâce aux techniques modernes de distillation, l’aromathérapie peut aujourd’hui recourir à des arômes de plantes extrêmement concentrés, ce qu’on appelle les « huiles essentielles », et dont tout le monde parle autour de vous…

Les huiles essentielles

L’huile essentielle est le principe actif, c’est-à-dire l’ensemble des composants possédant un effet thérapeutique, qui est récolté par distillation à la vapeur de la plante fraîche. Elle a donc l’odeur de la plante, mais en beaucoup plus puissant. Les fabricants distillent parfois plusieurs tonnes de plantes pour obtenir un seul litre d’huile essentielle (3), ce qui explique le prix exorbitant de certaines huiles.

Ainsi, un litre d’huile essentielle d’une plante aussi bête que l’estragon peut coûter 820 euros !

Et ne vous laissez pas tenter par le discount : une huile essentielle trop bon marché est forcément de faible qualité, voire  » frauduleuse « , c’est à dire mélangée ou coupée à d’autres substances naturelles (huiles végétales, alcools…) ou chimiques (solvants, colorants, parfums de synthèses…).

Les différentes voies d’utilisation des huiles essentielles

Il existe trois modes d’administration des huiles essentielles, qui varient selon les huiles, tout comme les doses d’utilisation.

  1. Par ingestion : sur du pain complet, par exemple, ou tout autre aliment solide. On utilise ici du pain comme intermédiaire pour diminuer la concentration de l’huile (sans diminuer la quantité ingérée) et ainsi éviter tout risque de brûlure interne si l’ingestion est faite directement. Les huiles essentielles peuvent aussi être diluées dans d’autres huiles, mais pas dans un liquide aqueux, puisque l’huile n’est pas soluble dans l’eau.
  2. Par massage : sur le corps mais jamais sur une zone trop étendue, par l’intermédiaire d’une huile végétale (dilution à 20 %, soit 2 gouttes d’huile essentielle pour 10 gouttes d’huile végétale). Le massage est nécessaire car il va permettre au principe actif de pénétrer directement dans la peau et d’aller ensuite dans la circulation sanguine pour produire son effet. L’action est moindre quand l’huile est utilisée dans le bain.
  3. Par diffusion : cette méthode ne concerne pas ou peu la menthe poivrée, dont nous parlons plus loin, mais il est possible de diffuser les huiles dans les pièces de la maison grâce à un diffuseur qui mettra en suspension des micro-gouttelettes. Ne pas utiliser de diffuseur chauffant, car la chaleur peut dénaturer les huiles.

Les étonnantes vertus de l’huile essentielle de menthe poivrée

Mais venons-en au cœur de notre sujet : les étonnantes vertus de la menthe poivrée.

L’huile essentielle de menthe poivrée mentha piperita est efficace contre les maux de tête, les nausées, la mauvaise haleine, la digestion difficile et l’hypotension… entre autres. C’est donc une petite pharmacie portative.

Dans le cas de maux de tête, il suffit d’en déposer 2 gouttes sur l’index et de se masser les tempes et l’ensemble du front en faisant très attention de ne pas s’en mettre dans les yeux car cela provoque des brûlures (dans ce cas, rincez abondamment avec de l’huile, non de l’eau, et demandez conseil rapidement à votre pharmacien/médecin). Il n’est en général pas utile de diluer l’huile essentielle de menthe poivrée, mais certaines personnes particulièrement sensibles pourront ressentir des brûlures. Dans ce cas précis, mélangez la menthe poivrée avec une huile végétale de millepertuis (dans le cas des maux de tête) ou de l’huile d’olive que vous avez plus facilement à portée de main.

Ce massage a un effet vasodilatateur (dilatation des vaisseaux sanguins) : votre circulation sanguine ralentit, provoquant un effet calmant. Le résultat est rapide. Au bout de quelques minutes déjà vous ressentez les premières sensations de froid qui sont apaisantes.

Pour compléter l’effet, si les applications de menthe poivrée ne suffisent pas, une autre huile essentielle a un effet fantastique (et le mot n’est pas exagéré) sur les maux de tête. Il s’agit de l’huile essentielle de gaulthérie, qui mélangée avec de l’huile végétale de millepertuis, a un effet rapide et très efficace.

Dans les cas de mauvaise haleine, nausées (d’une efficacité incomparable) et de problèmes digestifs de tous ordres (vomissements, flatulence, digestion difficile…), mettez-en une à 2 gouttes sur du pain complet et mangez le tout (ne pas dépasser 3 prises par jour). L’effet est quasi immédiat et vous bénéficierez d’une haleine fraîche pendant plusieurs heures, ce qu’aucun « bonbon » ou autre « médicament » ne peut faire. Vous pouvez même effectuer un test intéressant : massez-vous la voûte plantaire en mettant de l’huile essentielle de menthe poivrée. Au bout de quelques minutes, vous aurez, Mesdames et Messieurs… une haleine de menthe ! Ceci pour vous montrer la puissance de diffusion dans le corps de l’huile essentielle de menthe (à quand ce numéro au cirque Zavatta ? ).

Contre la toux, il est possible d’appliquer en massage 2 gouttes de menthe poivrée sur le thorax pour libérer les bronches du fait de l’action du menthol contenu dans l’huile.

L’huile essentielle de menthe poivrée possède aussi des vertus contre les traumatismes bénins par massage sur la zone concernée. Selon le magazine professionnel, Profession Kiné (5) « le mécanisme d’action du menthol, en déclenchant une sensation de froid, entraîne une analgésie (interruption de la douleur) locale significative d’ailleurs appréciée de tous les kinés du sport ayant à soulager rapidement les compétiteurs sportifs souffrant d’un traumatisme bénin. »

Enfin, je recommande l’utilisation d’huiles essentielles bio: dans la mesure où vous allez ingérer, respirer, ou vous appliquer le produit sur la peau, mieux vaut éviter qu’il ne contienne des agents chimiques. Vous en trouverez dans les magasins Nature et Découverte, mais aussi dans la plupart des magasins bio, herboristeries et pharmacies.

Prix

Le prix de l’huile essentielle de menthe poivrée est un peu moins élevé que la moyenne. Un flacon de 10 ml (environ 200 gouttes) coûte 5 à 6 euros, 13 euros environ si vous choisissez la formule biologique. Cette quantité vous suffit pour une année d’utilisation.

Précautions à prendre avant l’utilisation

La lettre Santé & Nutrition

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Mais le moment est venu de laisser la parole à Jean-Marc Dupuis, le rédacteur qui vous a préparé la lettre de ce jour ci-dessous.

Bonne lecture !

L’équipe de Santé & Nutrition

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L’huile essentielle de menthe poivrée est un des joyaux de l’aromathérapie

Je vous en parle avec d’autant plus d’assurance que la menthe poivrée est utilisée depuis des millénaires en médecine, ce qui en fait une des plantes dont les effets sont les mieux connus. Elle a fait l’objet de nombreuses études cliniques et scientifiques (1) (2) pour ses propriétés incroyables.

Vous la trouverez principalement dans le commerce sous son nom latin, mentha piperita, bien utile pour être sûr que nous parlons bien de la même espèce de menthe poivrée.

Et vous allez voir qu’en posséder un flacon dans l’étagère de votre salle-de-bain se justifie d’autant plus que son action ne se limite pas aux maux de tête.

Découvrez le monde merveilleux de l’aromathérapie

L’aromathérapie est l’utilisation médicale des extraits aromatiques de plantes (essences et huiles essentielles). C’est donc une branche de la médecine par les plantes, que les spécialistes appellent la phytothérapie.

Cette discipline est, évidemment, vieille comme le monde, les plantes et leurs arômes ayant été de tous temps indispensables à la santé de l’homme. Mais d’immenses progrès ont été faits au 20e siècle.

En effet, ce n’est que depuis une centaine d »années que des scientifiques ont commencé à concentrer leurs recherches sur les arômes exclusivement. Le mouvement aurait commencé, comme beaucoup de grandes découvertes, par un accident : en 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé, qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d’une explosion de laboratoire.

Sa blessure s’infecta et il fut rapidement atteint de gangrène gazeuse, un mal qui, à cette époque, ne pardonnait pas.

Dans un geste désespéré, René-Maurice retira ses bandages et appliqua sur ses plaies de l’huile essentielle de lavande, dont il se servait pour ses parfums et qu’il soupçonnait être puissamment antiseptique et cicatrisante. On raconte que les résultats furent stupéfiants. René-Maurice Gattefossé, en tout cas, en réchappa. Dès lors, il orienta ses recherches sur les propriétés des huiles essentielles.

C’est lui qui, en 1935, inventa le terme d’aromathérapie. A noter que la France fut le berceau de l’autre grand maître de l’aromathérapie, Jean Valnet.

Grâce aux techniques modernes de distillation, l’aromathérapie peut aujourd’hui recourir à des arômes de plantes extrêmement concentrés, ce qu’on appelle les « huiles essentielles », et dont tout le monde parle autour de vous…

Les huiles essentielles

L’huile essentielle est le principe actif, c’est-à-dire l’ensemble des composants possédant un effet thérapeutique, qui est récolté par distillation à la vapeur de la plante fraîche. Elle a donc l’odeur de la plante, mais en beaucoup plus puissant. Les fabricants distillent parfois plusieurs tonnes de plantes pour obtenir un seul litre d’huile essentielle (3), ce qui explique le prix exorbitant de certaines huiles.

Ainsi, un litre d’huile essentielle d’une plante aussi bête que l’estragon peut coûter 820 euros !

Et ne vous laissez pas tenter par le discount : une huile essentielle trop bon marché est forcément de faible qualité, voire  » frauduleuse « , c’est à dire mélangée ou coupée à d’autres substances naturelles (huiles végétales, alcools…) ou chimiques (solvants, colorants, parfums de synthèses…).

Les différentes voies d’utilisation des huiles essentielles

Il existe trois modes d’administration des huiles essentielles, qui varient selon les huiles, tout comme les doses d’utilisation.

  1. Par ingestion : sur du pain complet, par exemple, ou tout autre aliment solide. On utilise ici du pain comme intermédiaire pour diminuer la concentration de l’huile (sans diminuer la quantité ingérée) et ainsi éviter tout risque de brûlure interne si l’ingestion est faite directement. Les huiles essentielles peuvent aussi être diluées dans d’autres huiles, mais pas dans un liquide aqueux, puisque l’huile n’est pas soluble dans l’eau.
  2. Par massage : sur le corps mais jamais sur une zone trop étendue, par l’intermédiaire d’une huile végétale (dilution à 20 %, soit 2 gouttes d’huile essentielle pour 10 gouttes d’huile végétale). Le massage est nécessaire car il va permettre au principe actif de pénétrer directement dans la peau et d’aller ensuite dans la circulation sanguine pour produire son effet. L’action est moindre quand l’huile est utilisée dans le bain.
  3. Par diffusion : cette méthode ne concerne pas ou peu la menthe poivrée, dont nous parlons plus loin, mais il est possible de diffuser les huiles dans les pièces de la maison grâce à un diffuseur qui mettra en suspension des micro-gouttelettes. Ne pas utiliser de diffuseur chauffant, car la chaleur peut dénaturer les huiles.

Les étonnantes vertus de l’huile essentielle de menthe poivrée

Mais venons-en au cœur de notre sujet : les étonnantes vertus de la menthe poivrée.

L’huile essentielle de menthe poivrée mentha piperita est efficace contre les maux de tête, les nausées, la mauvaise haleine, la digestion difficile et l’hypotension… entre autres. C’est donc une petite pharmacie portative.

Dans le cas de maux de tête, il suffit d’en déposer 2 gouttes sur l’index et de se masser les tempes et l’ensemble du front en faisant très attention de ne pas s’en mettre dans les yeux car cela provoque des brûlures (dans ce cas, rincez abondamment avec de l’huile, non de l’eau, et demandez conseil rapidement à votre pharmacien/médecin). Il n’est en général pas utile de diluer l’huile essentielle de menthe poivrée, mais certaines personnes particulièrement sensibles pourront ressentir des brûlures. Dans ce cas précis, mélangez la menthe poivrée avec une huile végétale de millepertuis (dans le cas des maux de tête) ou de l’huile d’olive que vous avez plus facilement à portée de main.

Ce massage a un effet vasodilatateur (dilatation des vaisseaux sanguins) : votre circulation sanguine ralentit, provoquant un effet calmant. Le résultat est rapide. Au bout de quelques minutes déjà vous ressentez les premières sensations de froid qui sont apaisantes.

Pour compléter l’effet, si les applications de menthe poivrée ne suffisent pas, une autre huile essentielle a un effet fantastique (et le mot n’est pas exagéré) sur les maux de tête. Il s’agit de l’huile essentielle de gaulthérie, qui mélangée avec de l’huile végétale de millepertuis, a un effet rapide et très efficace.

Dans les cas de mauvaise haleine, nausées (d’une efficacité incomparable) et de problèmes digestifs de tous ordres (vomissements, flatulence, digestion difficile…), mettez-en une à 2 gouttes sur du pain complet et mangez le tout (ne pas dépasser 3 prises par jour). L’effet est quasi immédiat et vous bénéficierez d’une haleine fraîche pendant plusieurs heures, ce qu’aucun « bonbon » ou autre « médicament » ne peut faire. Vous pouvez même effectuer un test intéressant : massez-vous la voûte plantaire en mettant de l’huile essentielle de menthe poivrée. Au bout de quelques minutes, vous aurez, Mesdames et Messieurs… une haleine de menthe ! Ceci pour vous montrer la puissance de diffusion dans le corps de l’huile essentielle de menthe (à quand ce numéro au cirque Zavatta ? ).

Contre la toux, il est possible d’appliquer en massage 2 gouttes de menthe poivrée sur le thorax pour libérer les bronches du fait de l’action du menthol contenu dans l’huile.

L’huile essentielle de menthe poivrée possède aussi des vertus contre les traumatismes bénins par massage sur la zone concernée. Selon le magazine professionnel, Profession Kiné (5) « le mécanisme d’action du menthol, en déclenchant une sensation de froid, entraîne une analgésie (interruption de la douleur) locale significative d’ailleurs appréciée de tous les kinés du sport ayant à soulager rapidement les compétiteurs sportifs souffrant d’un traumatisme bénin. »

Enfin, je recommande l’utilisation d’huiles essentielles bio: dans la mesure où vous allez ingérer, respirer, ou vous appliquer le produit sur la peau, mieux vaut éviter qu’il ne contienne des agents chimiques. Vous en trouverez dans les magasins Nature et Découverte, mais aussi dans la plupart des magasins bio, herboristeries et pharmacies.

Prix

Le prix de l’huile essentielle de menthe poivrée est un peu moins élevé que la moyenne. Un flacon de 10 ml (environ 200 gouttes) coûte 5 à 6 euros, 13 euros environ si vous choisissez la formule biologique. Cette quantité vous suffit pour une année d’utilisation.

Précautions à prendre avant l’utilisation

L’huile essentielle de menthe poivrée est formellement déconseillée aux femmes enceintes, ainsi qu’aux enfants de moins de six ans.

Ne substituez pas des huiles essentielles à un traitement médical sans en avoir parlé au préalable à votre médecin.

Manipulez toujours avec prudence les huiles essentielles pures. Elles brûlent facilement la peau, et plus encore les muqueuses (yeux, narines, etc.). A la moindre irritation, augmentez le niveau de dilution.

Si vous avez un doute, adressez-vous à votre pharmacien ou herboriste le plus proche, qui saura vous donner des informations complémentaires.

Il est conseillé de conserver les huiles essentielles à l’abri de la lumière pour éviter toute dégradation, à une température constante aux alentours de 20°C, et dans leur flacon d’origine bien fermé. La conservation dans ces conditions est supérieure à 5 ans.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

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References :

(1) Göbel H et al. Effect of peppermint and eucalyptus oil preparations on neurophysiological and experimental algesimetric headache parameters. Cephalalgia, 1994, 14:228-234

(2) Dew MJ, Evans BK, Rhodes J. Peppermint oil for the irritable bowel syndrome: a multicentre trial. British Journal of Clinical Practice, 1984, 38:394, 398

(3) Tiré de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_essentielle

(4) Tiré du guide les « Huiles essentielles chémotypées » de A. Zhiri, D. Baudoux et M. L. Breda aux Editions Inspir Development

(5) « Profession Kiné » de septembre – octobre – novembre 2011 par le Dr Michel Faucon, pharmacien aromatologue, pages 60 à 62 Pour plus d’informations : http://apps.who.int/medicinedocs/en/d/Js4927e/20.html (site en anglais)

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment accrédités auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d’information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs Santé et Nutrition n’est pas responsable de l’exactitude, de la fiabilité, de l’efficacité, ni de l’utilisation correcte des informations que vous recevez par le biais de nos produits, ou pour des problèmes de santé qui peuvent résulter de programmes de formation, de produits ou événements dont vous pouvez avoir connaissance à travers ce site. L’éditeur n’est pas responsable des erreurs ou omissions. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

L’huile essentielle de menthe poivrée est formellement déconseillée aux femmes enceintes, ainsi qu’aux enfants de moins de six ans.

Ne substituez pas des huiles essentielles à un traitement médical sans en avoir parlé au préalable à votre médecin.

Manipulez toujours avec prudence les huiles essentielles pures. Elles brûlent facilement la peau, et plus encore les muqueuses (yeux, narines, etc.). A la moindre irritation, augmentez le niveau de dilution.

Si vous avez un doute, adressez-vous à votre pharmacien ou herboriste le plus proche, qui saura vous donner des informations complémentaires.

Il est conseillé de conserver les huiles essentielles à l’abri de la lumière pour éviter toute dégradation, à une température constante aux alentours de 20°C, et dans leur flacon d’origine bien fermé. La conservation dans ces conditions est supérieure à 5 ans.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

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References :

(1) Göbel H et al. Effect of peppermint and eucalyptus oil preparations on neurophysiological and experimental algesimetric headache parameters. Cephalalgia, 1994, 14:228-234

(2) Dew MJ, Evans BK, Rhodes J. Peppermint oil for the irritable bowel syndrome: a multicentre trial. British Journal of Clinical Practice, 1984, 38:394, 398

(3) Tiré de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_essentielle

(4) Tiré du guide les « Huiles essentielles chémotypées » de A. Zhiri, D. Baudoux et M. L. Breda aux Editions Inspir Development

(5) « Profession Kiné » de septembre – octobre – novembre 2011 par le Dr Michel Faucon, pharmacien aromatologue, pages 60 à 62 Pour plus d’informations : http://apps.who.int/medicinedocs/en/d/Js4927e/20.html (site en anglais)

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En lisant cette lettre plusieurs fois par semaine, vous apprendrez très vite comment gagner des années de longévité en bonne santé, et à vous protéger de nombreuses idées fausses qui courent sur la médecine.

Maladies cardiovasculaires, diabète, arthrose, ostéoporose, problèmes de prostate ou de dépression, insomnie, acouphènes et même cancer, nous abordons absolument tous les sujets les plus importants de la médecine. A chaque fois, nous nous efforçons de vous donner des informations uniques, à la pointe de la recherche, que vous ne trouverez nulle part ailleurs, que ce soit dans les livres ou sur Internet.

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Je m’efforcerai de vous répondre dans les plus brefs délais.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis
Rédacteur en chef

 

 

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A L’HOPITAL DU PAYS D’AIX UNE UNITE NEUROVASCULAIRE

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Une Unité Neurovasculaire à l’Hôpital du Pays d’Aix

Accidents Vasculaires Cérébraux : mise en place d’une Unité Neurovasculaire (UNV) au Centre hospitalier du Pays d’Aix 

Les AVC constituent un problème majeur de santé publique, tant par le nombre de personnes atteintes que par les conséquences médicales, sociales et économiques qui en découlent. A l’occasion de la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), le 29 octobre, une campagne nationale de sensibilisation a été lancée « AVC, Agir Vite C’est important ».

Dans le cadre de la prise en charge des AVC, qui sont des urgences, et pour répondre à cet objectif de santé publique, le service de neurologie du Centre hospitalier du Pays d’Aix  va  activer, à compter du lundi 5 novembre, une astreinte opérationnelle de thrombolyse qui permettra au Centre 15 ou à tout médecin urgentiste du territoire de santé d’appeler un neurologue pour prendre en charge le patient en urgence.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent une pathologie fréquente et grave. Ils représentent la 1ère cause de handicap physique acquis de l’adulte, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de décès en Europe, après les cardiopathies ischémiques et les cancers.  D’après la circulaire ministérielle du 3 novembre 2003, leur incidence est de l’ordre de 1,6 à 2,4 pour 1000 personnes par an et leur prévalence est de 4 à 6 pour 1000 par an, tous âges confondus.  Le nombre d’AVC survenant en France est de 120 000 à 150 000 chaque année.

Les AVC sont dans 85% des cas des accidents ischémiques et dans 15% des accidents hémorragiques, eux-mêmes subdivisés en hémorragies cérébrales (10%) et méningées (5%). Ils sont responsables de 15 à 20 % de décès au terme du premier mois et de 75% de séquelles définitives. Les taux de mortalité à 5 ans sont de l’ordre de 50% pour les infarctus cérébraux et de 70% pour les hémorragies cérébrales.

Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux sont la conséquence d’une réduction du débit sanguin en aval, de l’occlusion partielle ou totale d’une artère cérébrale. Les AVC constituent ainsi des urgences médicales. Il est donc important de disposer de structures capables de prendre en charge les AVC récents 24h/24.

 

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique rappelle avec sa mesure 72, qu’un des objectifs de santé publique est de réduire la fréquence et la sévérité des séquelles fonctionnelles associées aux AVC.

Les AVC constituent des urgences médicales dont la prise en charge précoce permet une diminution de la mortalité et une amélioration du pronostic, même en l’absence de traitement spécifique.

 

L’objectif de la prise en charge est de confirmer le diagnostic, de préciser le mécanisme et la cause et de débuter au plus tôt un traitement approprié. Le diagnostic nécessite la pratique en urgence d’une imagerie cérébrale, le plus souvent scanner cérébral et IRM cérébrale si possible, notamment dans l’éventualité d’un traitement par thrombolyse.

 

Enfin, la circulaire du 22 mars 2007 relative à la place des Unités Neurovasculaires (UNV) dans la prise en charge des patients présentant un accident vasculaire cérébral fixe le cadre réglementaire de mise en place de ces unités. Elle préconise pour toute ouverture, la prise en charge, à la phase initiale de leur maladie, d’au moins trois cents patients par an, sans discrimination d’âge, de gravité ou de nature, ce qui est déjà le cas puisque le CHPA reçoit près de 500 patients par an.

 

Le traitement par thrombolyse s’applique aux accidents vasculaires ischémiques (par opposition aux AVC hémorragiques) dont le début de la symptomatologie est inférieur à 4h30. Le rôle du neurologue est de voir les indications et contre-indications d’un tel traitement et il s’intègre dans une filière neurovasculaire qui comprend à son  début le 15 et le service des urgences puis une prise en charge en aigu dans des lits monitorés suivie d’une hospitalisation en service de neurologie. Le service de réanimation et surveillance continue polyvalente vient en recours pour les malades neurovasculaires relevant d’une prise en charge de type  “soins intensifs ». Le patient pourra ensuite être pris en charge si besoin en service de SSR. La rééducation d’un patient atteint d’AVC est fondamentale non seulement dans les premières semaines mais aussi à long terme. Le service de radiologie joue lui aussi un rôle très important pour déterminer en urgence l’existence de l’AVC, son type et son étendue. Cette filière travaille en coordination avec les cardiologues car les explorations sont fondamentales pour déterminer la cause de l’AVC et organiser la prévention secondaire (récidive). Dans certains cas, la chirurgie vasculaire est nécessaire (sténoses carotidiennes notamment…).

 

Cette Unité de prise en charge neurovasculaire, au sein du Centre hospitalier du Pays d’Aix, a pour objectif de devenir l’unité de référence au-delà du territoire de la Communauté Hospitalière de Territoire du Pays Provençal (Aix/Pertuis, Manosque, Salon-de-Provence, Digne-les-Bains).

(communiqué de presse CHPA)

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Les AVC constituent un problème majeur de santé publique, tant par le nombre de personnes atteintes que par les conséquences médicales, sociales et économiques qui en découlent. A l’occasion de la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), le 29 octobre, une campagne nationale de sensibilisation a été lancée « AVC, Agir Vite C’est important ».

Dans le cadre de la prise en charge des AVC, qui sont des urgences, et pour répondre à cet objectif de santé publique, le service de neurologie du Centre hospitalier du Pays d’Aix  va  activer, à compter du lundi 5 novembre, une astreinte opérationnelle de thrombolyse qui permettra au Centre 15 ou à tout médecin urgentiste du territoire de santé d’appeler un neurologue pour prendre en charge le patient en urgence.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent une pathologie fréquente et grave. Ils représentent la 1ère cause de handicap physique acquis de l’adulte, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de décès en Europe, après les cardiopathies ischémiques et les cancers.  D’après la circulaire ministérielle du 3 novembre 2003, leur incidence est de l’ordre de 1,6 à 2,4 pour 1000 personnes par an et leur prévalence est de 4 à 6 pour 1000 par an, tous âges confondus.  Le nombre d’AVC survenant en France est de 120 000 à 150 000 chaque année.

Les AVC sont dans 85% des cas des accidents ischémiques et dans 15% des accidents hémorragiques, eux-mêmes subdivisés en hémorragies cérébrales (10%) et méningées (5%). Ils sont responsables de 15 à 20 % de décès au terme du premier mois et de 75% de séquelles définitives. Les taux de mortalité à 5 ans sont de l’ordre de 50% pour les infarctus cérébraux et de 70% pour les hémorragies cérébrales.

Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux sont la conséquence d’une réduction du débit sanguin en aval, de l’occlusion partielle ou totale d’une artère cérébrale. Les AVC constituent ainsi des urgences médicales. Il est donc important de disposer de structures capables de prendre en charge les AVC récents 24h/24.

 

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique rappelle avec sa mesure 72, qu’un des objectifs de santé publique est de réduire la fréquence et la sévérité des séquelles fonctionnelles associées aux AVC.

Les AVC constituent des urgences médicales dont la prise en charge précoce permet une diminution de la mortalité et une amélioration du pronostic, même en l’absence de traitement spécifique.

 

L’objectif de la prise en charge est de confirmer le diagnostic, de préciser le mécanisme et la cause et de débuter au plus tôt un traitement approprié. Le diagnostic nécessite la pratique en urgence d’une imagerie cérébrale, le plus souvent scanner cérébral et IRM cérébrale si possible, notamment dans l’éventualité d’un traitement par thrombolyse.

 

Enfin, la circulaire du 22 mars 2007 relative à la place des Unités Neurovasculaires (UNV) dans la prise en charge des patients présentant un accident vasculaire cérébral fixe le cadre réglementaire de mise en place de ces unités. Elle préconise pour toute ouverture, la prise en charge, à la phase initiale de leur maladie, d’au moins trois cents patients par an, sans discrimination d’âge, de gravité ou de nature, ce qui est déjà le cas puisque le CHPA reçoit près de 500 patients par an.

 

Le traitement par thrombolyse s’applique aux accidents vasculaires ischémiques (par opposition aux AVC hémorragiques) dont le début de la symptomatologie est inférieur à 4h30. Le rôle du neurologue est de voir les indications et contre-indications d’un tel traitement et il s’intègre dans une filière neurovasculaire qui comprend à son  début le 15 et le service des urgences puis une prise en charge en aigu dans des lits monitorés suivie d’une hospitalisation en service de neurologie. Le service de réanimation et surveillance continue polyvalente vient en recours pour les malades neurovasculaires relevant d’une prise en charge de type  “soins intensifs ». Le patient pourra ensuite être pris en charge si besoin en service de SSR. La rééducation d’un patient atteint d’AVC est fondamentale non seulement dans les premières semaines mais aussi à long terme. Le service de radiologie joue lui aussi un rôle très important pour déterminer en urgence l’existence de l’AVC, son type et son étendue. Cette filière travaille en coordination avec les cardiologues car les explorations sont fondamentales pour déterminer la cause de l’AVC et organiser la prévention secondaire (récidive). Dans certains cas, la chirurgie vasculaire est nécessaire (sténoses carotidiennes notamment…).

 

Cette Unité de prise en charge neurovasculaire, au sein du Centre hospitalier du Pays d’Aix, a pour objectif de devenir l’unité de référence au-delà du territoire de la Communauté Hospitalière de Territoire du Pays Provençal (Aix/Pertuis, Manosque, Salon-de-Provence, Digne-les-Bains).

(communiqué de presse CHPA)

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