Archive for juin 28th, 2016

ACTUALITES SANTE –

ACTUALITÉ

80110159/maya2008 – Fotolia

Le «bioverre» a des applications en chirurgie du dos ainsi qu’en chirugie dentaire.

Un bioverre pour régénérer de l’os humain

Mots clés : BioverreCERAMIQUEosDemain SantéDemain
Par figaro iconMarc Cherki – le 24/06/2016
FIGARO DEMAIN – Constitué de sels minéraux présents dans l’organisme, ce matériau synthétique est produit par une start-up française.

 

De nouvelles céramiques ouvrent d’intéressantes perspectives pour réparer le corps. L’usage d’un «bioverre» dans des opérations de la colonne vertébrale qui nécessitent une greffe osseuse est encourageant. «Nous utilisons cette céramique pour stimuler la repousse osseuse entre trois et six mois», indique le Pr Cédric Barrey, chirurgien à l’hôpital Pierre Wertheimer, à Bron, près de Lyon. Et d’ajouter avant de rejoindre le bloc: «Nous avons réalisé 80 opérations depuis le début de 2015. Les premiers résultats sont de très bonne qualité. Mais ils demandent à être confirmés dans le temps.  Pour remplacer deux disques intervertébraux endommagés, le chirurgien dépose à la place un mélange, mouillé avec du sérum physiologique, composé d’os du patient et de 36 grammes de «bioverre», qui se présente sous «la forme de granules ».

Un produit difficile à maîtriser

Constitué de sels minéraux présents dans l’organisme, ce matériau synthétique aurait une meilleure résorption que les substituts osseux traditionnels, tels les composés dits «phospho-calciques», qui restent «un an après l’opération, ce qui n’est pas optimal pour la consolidation», ajoute le Pr Barrey. En revanche, les éléments du «bioverre» (silicium, calcium, sodium et phosphore) sont «digérés» par l’organisme. Et, selon de premiers résultats scientifiques, la libération d’ions silicium stimule la production et la prolifération de cellules souches par l’organisme et leur différenciation en ostéoblastes, les cellules qui créent l’os.

Ce «bioverre» est produit, en France, par Noraker, une entreprise innovante de Villeurbanne, qui en produit 1 kg par jour. Constituée en 2005, à partir d’un brevet d’un chercheur de l’Insa (Institut national des sciences appliquées) de Lyon, la société a finalement opté pour une ancienne formule, élaborée aux États-Unis en 1969. Mais ces travaux étaient restés cantonnés à la recherche académique.

La PME française se distingue de sa concurrente finlandaise (BonAlive) et américaine (NovaBone) par sa méthode de production, notamment le séchage de la céramique. C’est «un produit difficile à maîtriser», précise Céline Saint Olive Baque, directrice générale de Noraker. Cuit à 1 400 °C pendant une nuit, un mélange de quartz et de sels (carbonate de calcium et carbonate de sodium) permet d’obtenir la céramique. Plongée dans l’eau dès sa sortie du four, comme un verre refroidi brutalement, la céramique se casse en petits morceaux. Puis, ces derniers sont tamisés selon leurs usages: les plus petits pour des greffes en chirurgie dentaire, les plus gros pour des opérations du rachis.

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

Des cellules souches pour soigner les fractures graves

Pourquoi nos os sont plus fragiles que ceux de nos ancêtres

Les enfants sportifs font de vieux os…solides

 

 

Commentaires fermés sur ACTUALITES SANTE –

WP Login